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Il entretient des rapports amicaux avec des artistes comme Carzou,
Ozenfant, Hambourg, Bellini, Guy Cambier, Woulfart, Tavé, Gardon, Hilaire...
Comme d'autres font de la gymnastique, il écrit un poème
tous les jours. Son poème France
est récompensé par un prix en Belgique.
Il partage une correspondance avec Jean Dutour, Paul Géraldy, Roland
Cailleux... Il se lie d'amitié avec Gaston Rebuffat et, sur le tard,
avec Pierre Rey.
Comme Giono, il se passionne pour l'affaire Dominici,
il suit le procès à Digne et fait une série de conférences
sur le sujet.
Il publie un ouvrage à compte d'auteur "Réflexions sur les humains".
Il s'inscrit à la SACEM et compose quelques chansons
avec Auguste Pastour qui disparaîtra bien trop vite.
En 1959 à la veille de l'ouverture du Festival du Film il publie
le premier numéro de «Cannes-Festival», huit pages pour
commencer, en noir et blanc. Nous sommes au néolithique de l'imprimerie
et de la photogravure. L'odeur du plomb chaud rempli l'atelier et chaque
correction nécessite la refonte de toute la ligne. Chaque titre et
chaque annonce publicitaire est réalisée à la main et composée en piochant
les caractères dans de grands tiroirs plats; il fallait savoir lire
à l'envers et de droite à gauche, comme Léonard de Vinci...
Rapidement Cannes-Festival devient Paris Côte d'Azur. Jean Robert
Toutain, le directeur du Palm Beach, lui fait ajouter un ambitieux
international...
La publication reste bimensuelle pendant une trentaine
d'années avant de paraître avec la régularité d'une horloge
tous les mois, avec toujours davantage de couleurs et une
présentation qui se renouvelle.
Les éditoriaux du fondateur, Fernand Dartigues sont remarqués
par les professionnels de l'EPP (l'écho
de la presse et de la publicité), qui
lui décernent leurs plumes de bronze, d'argent et d'or.
Ses pensées pour aider à vivre sont souvent conservées par
les lecteurs.
Partenaires dés le début, la ville de Cannes et le Casino de François
André qui deviendra celui de Lucien Barriére, l'homme de la nuit Paul
Pacini, Raoul Aubert de l'UGC, Roger Vergé, Jaques Chibois...
Fernand Dartigues, qui signe certaines rubriques et commentaires
Effedé, met sa plume au service d'Olivier Giscard d'Estaing
qui sera député à Cannes. Bernard Cornut-Gentille alors
ministre du Général De Gaulle lui demande de diriger, dans
la perspective des municipales le journal de campagne. Il
prépare textes et discours.
Les années passent, les générations de lecteurs et d'annonceurs
aussi. Fernand Dartigues reste à la barre de cette petite
entreprise atypique. Après quarante années de parutions
et 870 numéros, le fondateur de Paris-Côte d'Azur demande
à son fils, à sa belle-fille et à son petit-fils de lui
donner un coup de main.
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Fernand Dartigues décéde le 28 janvier de
l'an 2000, à l'âge de 87 ans...
L'aventure continue...
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